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Parrainage
du site Internet du Club Mouche Solérien
Jean
Paul DESSAIGNE, monteur passionné, et
passionné de la pêche à la mouche
et tous ses à côtés, a chaleureusement
accepté d'être le parrain
du site Internet du club mouche solérien.
Biographie
Je suis né près de la rivière de
l'Allier proche du centre de la France. Dans le passé
cette rivière était très riche
en saumon et toutes autres sortes de poissons, et représentait
un paradis pour les pêcheurs. Aujourd'hui, avec
toute l'indifférence politique et la maladresse
de la nature humaine, l'homme a ruiné cette rivière.
Ma
première expérience de pêche fût
lors de mes cinq ans, avec mon père qui était
véritablement passionné par la pêche.
A cette époque, la pêche à la
mouche était très élitiste et
marginale. Nous réalisons aujourd'hui que cet
élitisme a contribué à faire
plus de mal que de bien à nos amis pêcheurs.
Mon
père était boulanger dans un petit village
de l'Allier, et ses horaires de travail n'était
pas compatible avec la pêche. Sa meilleure saison
pour la pêche était de la mi-juillet
à la mi-août. Durant cette brève
période de pêche, il pêchait les
poissons blancs qui étaient très nombreux
dans la rivière l'Allier. Pour traquer ces
poissons, nous utilisions des nymphes de mouches de
mai, que nous trouvions dans le lit de la rivière.
Malheureusement, à cause de l'agriculture intensive
et la pollution qui en découle, durant les
dix dernières années, il n'existe plus
de nymphes de cette espèce dans la rivière.
Je pratiquais cette pêche jusqu'à l'âge
de 15 ans.
Une
nuit, quelques années plus tard, un ami m'appelle
pour me dire qu'il venait d'acheter une canne à
mouche et le matériel qui allait avec. Le jour
suivant nous nous escrimions tous deux à essayer
de comprendre comment fonctionnait cette canne. Après
plus d'une heure de frustration, nous étions
tous les deux découragés et mon ami
commençait à regretter son investissement.
Nous étions devant une belle pièce d'eau
qui était très favorable à la
pêche à la mouche. Par chance, des mouches
de mai étaient en train d'éclore tout
autour de nous. Aussi chanceux, j'eu un de mes lancers
qui fût gobbé par un gros poisson. À
partir de ce moment et dorénavant, comme un
coup de foudre, j'ai été frappé
pour toujours par cette maladie appelée la
pêche à la mouche.
La
semaine suivante, après avoir brisé
ma tirelire, je me retrouvais également bien
équippé avec tout le nécessaire
pour être un parfait pêcheur à
la mouche. Durant les 3 jours suivants, j'ai appris
suffisamment le lancer pour être capable d'attraper
des poissons et conserver ma motivation. Dans la rivière
l'Allier, j'attrappais les poissons blancs et de fourrage
qui étaient en abondance. Tous mes succès
arrivaient alors que la fermeture de la truite était
arrivée, et ce fût avec impatience et
anticipation que j'attendais la prochaine saison de
truite.
Je
suis un pêcheur et un monteur de mouche autodidacte.
Autant j'essayais de demander de l'aide pour apprendre
tous ces secrets, il semblait que tout le monde était
secret sur ce qu'il savait et ne voulait pas m'aider.
J'ai eu ma revanche plusieurs années plus tard.
J'avais été si blessé par cette
stupide attitude, que je venais aider les débutants
et quiconque avait besoin de mon aide. Je ne voulais
avoir aucun secret.
J'ai
vu lors de démonstration de montage de mouche,
des monteurs qui se cachaient et montraient seulement
leur travail terminé. Mon plaisir était
de montrer tous mes secrets et complexités
de montage. Des monteurs chevronnés me jettaient
leurs mouches, me défiant de reproduire la
même mouche, et je montais leurs mouches correctement
et vite. Toute cette bêtise a fini quand j'ai
commencé à gagner plusieurs concours
nationaux de montage de mouche.
Bien
sûr, je manquais toujours de matériaux
de qualité. C'était une chose commune
de me voir dans le village, chasser des coqs avec
un filet pêchant. J'ai pillé toutes les
poulaillers locaux, mais cela n'était pas toujours
appréciés par mes compatriotes.
J'ai
rejoins la société
Ragot en avril 1996 et prit la tête de leur
division pêche mouche. Cette société
fût créée en 1933 et a rejoint
en 1991 le groupe Rapala. Le co-fondateur de la société,
André Ragot fût un pêcheur à
la mouche passionné et a démarré
cette compagnie avec 6 modèles de mouche. Au
début, il fût assisté par une
ouvrière couturière. Le succès
de ces mouches fût si important, qu'il dû
embaucher une douzaine de monteurs de mouches pour
suivre les demandes. Toutes ces monteurs de mouches
durent monter ces mouches sans aide d'un maître,
à l'aide seulement de fils, de ciseaux et de
pinces à hackles.
Aujourd'hui, cette division emploie environ 75 personnes
et les mouches sont une petite partie des ventes totales.
Mes responsabilités administratives englobent
la sélection, l'achat, la préparation
et la distribution. Grâce à mon travail,
j'ai été capable d'accumuler beaucoup
de matériel que je cherchais et je rencontre
d'autres personnes dans cette industrie.
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La
passion des mouches à Saumon
Ma
passion pour les mouches à saumon classiques
est due à leur beauté et complexité,
mais ma plus grande difficulté était de
trouver des matériaux de qualité. Au commencement,
j'ai lu et j'ai étudié le livre de Judith
Dunham et j'ai été particulièrement
hypnotisé par les mouches de Wayne Luallen, de
Marvin Nolte et de Ken Sawada.
Dépensant des heures, en essayant de comprendre
les complexités de leurs mouches. Comme tous
les débutants, j'ai pensé que je ne pourrais
jamais trouver leurs secrets, et sans ces secrets, je
ne pourrais jamais monter comme eux.
Je m'aperçus des mois plus tard que les seuls
secrets sont composés de pratique, de pratique,
et de plus de pratique encore, et également en
ayant des matériaux de bonne qualité.
Mon premier livre sur les mouches à saumon fût
le livre de Poul Jorgensen qui m'a aidé dans
le montage. La partie la plus difficile dans le montage
de mouches à saumon, est le montage des ailes.
Dépensant heures après heures, apprenant
à placer ces ailes, ce fût comme une révélation
lorsque je parvint à les placer finalement droites.
Au début, j'ai commencé la plupart du
temps avec l'épaule d'oie mais les ai trouvés
très courts et fragiles, et le cygne était
impossible à trouver. Découragé,
je perdais mon intérêt dans le montage
de ces mouches en raison du manque de ces matériaux.
Mais un jour au travail, j'ai trébuché
sur un vieux stock de queues de dinde. Cette dinde était
haute qualité et m'a permit de monter des mouches
sur des hameçons 6/0 et 7/0.
À ma connaissance, la queue de dinde est le matériel
de premier ordre pour le montage des mouches à
saumon. J'ai appris à teindre les matériaux
et je pouvais obtenir toutes les couleurs du spectre.
En conclusion, pouvant posséder un large éventail
de matériaux, je pourrais laisser maintenant
libre court à mon imagination pour créer
de nouvelles mouches.
Je ne suis pas très fort sur le montage des modèles
classiques, parce qu'il me manque toujours un ou plusieurs
des matériaux appropriés. Mon style est
plus créatif et j'ai mis du temps à comprendre
que c'est cela qui fait le style classique.
En raison de ma créativité, j'ai pu développer
ma propre technique. Chaque mouche que je monte est
un spécimen unique. Jamais montant deux fois
le même modèle.
Quand je me prépare à monter une mouche,
je n'ai aucun plan d'ensemble en créant avec
les matériaux que je possède sur le moment.
En dépit de mon expérience, je peux assurer
aux débutants que je dois quelquefois détruire
une mouche en court de montage et recommencer depuis
le début.
Je ne monte pas que des mouches d'exposition, mais également
de mouches de pêche, mais je trouve monotone de
monter toujours la même mouche et à plusieurs
reprises encore.
En 1998, j'ai rencontré Daniel Dufour et j'ai
été sidéré par ses créations.
J'ai pu passer deux semaines en pêchant et montant
avec lui durant mes vacances. Il m'a enseigné
une méthode utilisant des ailes multiples, y
compris des mouches avec près de 400 fibres mariées.
Daniel préfère l'oie et je préfère
la dinde, ce qui prouve que chaque monteur a sa propre
préférence de modèle et de matériaux.
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Avis
aux débutants
Je
suggérerais à un débutant de pratiquer
avec peu de plumes de qualité et de garder les
matériaux meilleurs pour quand il aura maîtrisé
les techniques.
Le secret pour monter des mouches réussies est
de pratiquer, pratiquer, pratiquer, pratiquer.
Il n'est pas trop difficile trouver les plumes blanches
de queue de dinde et les bons détaillants américains
et danois peuvent fournir des produits de qualité.
Avant n'importe quel montage, il est important de bien
préparer ses matériaux, c'est-à-dire,
lavez toutes vos plumes pour leur donner leurs formes
normales.
Depuis que je travaille dans le monde de la pêche
à la mouche, les matériaux ont évolué,
la plupart du temps pour les montages destinés
à la truite.
Les matériaux synthétiques sont très
populaires maintenant, mais les matériaux normaux
auront toujours leur place dans le monde de la pêche
à la mouche. Le mélange des deux matériaux
donne des choses très intéressantes.
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