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Hervé THOMAS : une histoire de passion

Hervé THOMAS est "piqué" depuis
son plus jeune âge, celui où l'on est
capable de tenir une canne à mouche sans avoir
trop d'ampoules.
Sa gentillesse et sa disponibilité sont des
qualités qui s'ajoutent aujourd'hui à
son expérience de la pêche à la
mouche. Hervé est un personnage qui donne envie
de le connaître davantage.
Le CLUB MOUCHE SOLERIEN, par la voix
de son bureau et de ses membres, le remercie vivement
de sa participation régulière à
ses soirées toujours aussi intéressantes
Hervé est Guide de Pêche professionnel,
il propose des stages d'initiation ou de perfectionnement,
toute l'année, sur des durées de 1 à
7 jours.
Il
réside dans les Pyrénées Orientales,
mais vous propose toutes sorties sur la France et
l'Europe.
Vous
pouvez contacter Hervé directement :
Hervé THOMAS - Guide de Pêche
06 10 78 37 02
Site
Hervé THOMAS
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Hervé
THOMAS : Démonstration de montage, rencontre...
Hervé THOMAS est gentiment venu à la
demande du CLUB MOUCHE SOLERIEN,
pour une démonstration de montage et une discussion
libre sur la pêche à la mouche entre
passionnés.
Hervé commence par des émergentes
parachute

Il
s'agit bien souvent d'imiter un insecte tentant de
se débarrasser de son exuvie, soit sous le
film de surface de l'eau, soit carrément dans
le film de surface.
L'imitation peut correspondre à divers insecte
selon la taille et les matériaux employés.
Le montage parachute est intéressant pour permettre
la visibilité du modèle "enfoncé"
dans l'eau, mais peut aussi être un élément
de flottabilité.
Vous pouvez réaliser des émergentes
dans les tailles d'hameçons de 10 à
18, de préférence avec un profil type
"caddis".
Hervé procède au montage d'un
diptère imitant toutes sortes de mouches

Cette fois, ce montage est censé imité
toutes sortes de mouches, grosses mouches noires,
mouches à m..., mouche de cuisine, mouche paysanne,
etc...
La flottaison haute de ce modèle lui confère
un atout intéressant, notamment s'il y a du
vent, car le hackle long donne naturellement une légère
animation grâce au vent.
Il est très important d'attacher toute son
attention à la qualité et à la
couleur des ailes de nos imitations. Il n'est pas
rare en effet de voir un poisson monter "comme
une balle", puis stopper net !
Il a bien reconnu la forme, mais quelque chose lui
indique de se méfier, souvent le pêcheur
pense à son fil, ou au dragage, mais on oublie
trop souvent, et trop content de son imitation, que
la couleur est un élément important,
même si a priori le poisson ne les distingue
pas.
Ici, Hervé utilise des pointes de cous de coq,
de couleur violine, cette couleur confère des
reflets intéressants aux ailes.
Hervé passe ensuite au montage d'un
Sialis Lutaria (ordre des mégaloptères)
Un spectateur demande alors à Hervé,
s'il peut imiter le "sedge du Carlit".
Hervé indique qu'il ne s'agit pas d'un sedge,
en effet, le sedge est un trichoptère,
il possède des ailes couvertes de poils, d'aspect
duveteuse comme les papillons.
Alors que le Sialis Lutaria, incorrectement appelé
"sedge du Carlit", est un mégaloptère
et a priori le seul représentant de son espèce
en Europe (voir photo ci-contre).
En effet, le trouble est important car comme un sedge,
le sialis possède deux ailes en chapeau sur
un corps assez long, il vole peut et reste à
proximité de l'eau.
Pour cette imitation, Hervé prend un hameçon
classique, puis après un enroulement de fil
noir, il pose deux ailes de cul de canard noir, l'une
sur l'autre, et les coupe après ligature, puis
renouvelle l'opération avec le restant d'ailes.
Le montage se termine avec un hackle noir en tête.
Cette mouche flotte très haut sur l'eau, et
devient très efficace par temps de vent fort
à modéré.
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Hervé
THOMAS : Interview
Hervé THOMAS, je voudrais te poser quelques
questions pour le site du CLUB MOUCHE SOLERIEN
:
Tu as commencé à pêcher
à quel âge ?
Hervé THOMAS : J'ai commencé
à 10 ans, et à la mouche en 1979 quand
je suis arrivé dans le département,
au SOLER d'ailleurs, j'avais 12 ans.
FF
: As-tu pratiqué d'autres techniques
de pêche des salmonidés ?
HT : Oui au début, j'ai commencé
à la cuillère, et un jour j'ai rencontré
un gars qui pêchait à la mouche, qui
s'amusait sur les chevesnes au SOLER et c'est là
que j'ai découvert que l'on pouvait pêcher
à la mouche.
FF
: A partir de là, cette technique
ne t'as plus quitté ?
HT : Non, j'ai continué à
pêcher au toc, au vairon manié et à
la cuillère, puis ensuite je suis venu exclusivement
à la mouche.
FF
: Tu as commencé dans
un club ?
HT : Non, j'ai commencé au
SOLER sur la TÊT, je prenais ma carte à
l'AAPPMA les Pêcheurs du RIBERAL, à l'époque
il n'y avait pas de Club, la pêche à
la mouche, on n'en parlait que dans les revues.
FF
: Et ensuite ton parcours, brièvement
?
HT : J'ai continué à
pêcher à la mouche, à bricoler,
car je n'étais pas encore un grand pêcheur.
Puis on m'a proposé de prendre LA LANDIE, et
là pendant 5 ans je me suis occupé de
ce centre de pêche, où je recevais 1500
clients chaque année. Là c'était
9 mois par an, confronté aux plus grands noms
de la pêche à la mouche d'Europe, même
du monde, puisque j'ai rencontré d'illustres
pêcheurs comme Mel KRIEGER, Guido VINCK, Bob
CHURCH, enfin tous les grands noms, tout ce qui se
fait de mieux dans la pêche à la mouche,
c'est là que j'ai vraiment progressé
et que je suis devenu un bon pêcheur.
FF
: Aujourd'hui, tu résides à
quel endroit et tu travailles où ?
HT : Bien, j'habite dans les Pyrénées
Orientales, et je travaille un peu partout en Europe,
en France bien sûr, ma préférence
va à la France, mais je suis obligé
de me déplacer pour trouver des zones un petit
peu plus variées, pour amener mes clients et
pour être amené à travailler toute
l'année.
FF
: Si cela n'est pas indiscret, quels
sont tes projets pour les cinq prochaines années
?
HT : Pour l'instant, point d'interrogation,
je n'en dirais pas plus.
Merci
Hervé, on te remercie en tout les cas d'être
venu au CLUB MOUCHE SOLERIEN.
Cela a été un grand plaisir comme d'habitude.
A bientôt
Vous
pouvez contacter Hervé directement :
Hervé THOMAS - Guide de Pêche
06 10 78 37 02

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Hervé
THOMAS : préjugés et fausses idées, discussion
libre...
Avant, pendant et après sa séance
de montage, Hervé a répondu à
différentes questions posées à
la volée, moment d'exception pour tous les
membres présents, surtout les jeunes.
Pêche
à l'oeuf :
Nous avons posé la question à Hervé,
car cette pratique fait souvent polémique,
entre les puristes de la pêche à la mouche
et les sauve-bredouilles du dimanche...
Nous souhaitions connaître son avis sur le sujet
Hervé
THOMAS
La pêche à la mouche est par définition
une pêche basée sur l'observation et
la reproduction d'imitation d'insectes ou d'invertébrés
aquatiques et terrestres.
L'usage d'imitation d'oeufs est interdit la plupart
du temps, c'est une méthode qui ne correspond
pas vraiment à l'éthique de la pêche
à la mouche.
Ce n'est pas une façon de pêcher très
respectueuse du poisson. Personnellement, je n'utilise
pas ce genre d'imitation.
Bas de ligne : longueurs et
diamètres
Devant la lecture des magazines, on se pose souvent
la question sur la longueur et la finesse de certains
bas de lignes employés, ne va-t-on pas trop
loin dans l'art et le style, ou est-ce purement de
la "frime" ?
Hervé THOMAS
L'utilisation de bas de ligne très fins (10/100
ou 8/100) souvent mis en avant par de nombreux pêcheurs,
est à mon sens et selon mon expérience,
une erreur.
Le poisson est capturable quelque soit sa taille et
son niveau d'éducation, en 14/100 ou même
en 16/100, ce n'est qu'une question de choix de mouche
et de présentation qui font la différence.
Une longueur de bas de ligne de 4 à 5 mètres
est largement suffisante pour répondre à
tous les besoins, on va souvent chercher trop loin
le poisson que l'on a dans ses pieds...
Cous de coqs et qualité
:
Qui n'a pas entendu les discours sur la qualité
de tel cou de coq au lieu de celui-ci, et que dire
des grades couramment utilisés par les grandes
marques ?
Hervé
THOMAS
Les cous de coqs sont vendus en grade 1, 2 et 3. Ce
classement n'a rien à voir avec la qualité
des plumes, mais simplement avec le nombre de plumes
présentes un cou (750, 500, 350 approximativement
selon les marques).
Il est plus important de contrôler la qualité
lors de l'achat, plutôt que de s'attarder à
ces observations.
En effet, il y a des cous de grade 1 de qualité
moyenne et de la même façon en grade
2 et 3.
Insectes et imitations :
Que penser de la taille des imitations, on pourrait
se dire que la pêche à la mouche est
en mal d'inspiration, on cherche toujours plus petit,
plus fin, plus long... Est-on vraiment dans le vrai,
ne s'éloigne-t-on pas de la réalité
à force de chercher ?
Hervé
THOMAS
Bien souvent, on a tendance à rechercher de
nouvelles imitations mais aussi avec l'expérience
à diminuer de façon conséquente
la taille des mouches réalisées.
On oublie trop souvent que les insectes, certes évoluent,
mais beaucoup d'insectes ont toujours des tailles
importantes et sont toujours les mêmes. Il n'est
pas utile de diminuer systématiquement la taille
de ses imitations. Les grosses imitations sont encore
et toujours d'actualité, et souvenez vous qu'un
poisson réagit en terme de rentabilité,
une proie plus volumineuse constitue un repas plus
intéressant qu'une multitude de petits insectes.
De la même façon, n'oubliez pas que l'on
en mets toujours trop sur nos montages, n'hésitez
pas à "peler" une imitation pour
mieux coller à la réalité.
Vous pouvez contacter Hervé directement :
Hervé THOMAS - Guide de Pêche
06 10 78 37 02

Site
Hervé THOMAS
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