MESSAGE DE Gilbert MERIDJEN

Slovénie et Autriche 2005– Gilbert
MERIDJEN
Le
plus agréable dans les voyages de pêche n’est
pas comme on pourrait le croire le voyage lui-même,
mais bien l’organisation et l’excitation qui
précède l’organisation !
Pour organiser ce voyage en Autriche et en Slovénie,
j’ai bien du passer deux jours entiers pour téléphoner,
retéléphoner, réserver et re-réserver,
car mes charmants compagnons, indécis à souhait
ont largement contribué à augmenter mon capital
de cheveux blancs !
Mais bon enfin, après bien des hésitations,
nous voilà partis tous les 16 et oui vous avez bien
lu, tous les 16, de l’aéroport de Gérone,
avec armes et bagages, cannes et valises pour le charmant
et bucolique, mais minuscule petit aéroport de Trévise.
Le voyage se déroula sans ennui particulier, et les
voitures étaient au rendez vous, nickel et neuves,
faciles à vivre et à conduire.
Personne ne s’était perdu, et les gentils hôteliers
de Mittersill, nous avaient attendus pour nous donner à
manger, et nous avons retrouvé ces grandes et confortables
chambres, avec ces boiseries si chaleureuses.
Mittersill, c’est le paradis de la pêche en
eaux rapides et en lac, dans un cadre d’une beauté
à couper le souffle, c’est surtout la possibilité
dans la même journée de prendre 50 truites
sur la Krimmler Ache et de faire le coup du soir sur le
lac de Finkau, pour essayer de faire monter les monstres
qui habitent dans ce bijou.
Mais il y a aussi bien d’autres petites rivières
certes pas faciles à pêcher, mais aussi d’autres
lacs, et d’autres ballades.
Pendant trois jours nous avons eu la chance de réussir
et surtout d’avoir un niveau d’eau acceptable,
de tomber entre la fonte des neiges et la fonte des glaciers,
de pouvoir lancer nos mouches sèches ou noyées
sur des poissons goulus, on peut même dire affamés,
d’une rare beauté, étincelants de ce
rêve que nous avons tous de pouvoir pêcher en
sachant que c’est plein de poissons, que si nous sommes
bredouilles, ce n’est que de la faute du temps, et
que la faute de notre médiocrité !
Le
quatrième jour, un peu tristes de quitter un si bel
endroit, nous filons vers la Slovénie, chez notre
amie Nada Carl, dans ce petit village de Cesnijca pas très
loin de Bohinj, sur les bords de la fameuse Sava.
C’est toujours avec une émotion profonde et
une joie sans mélange que je retrouve Nada, c’est
femme admirable, mère courage, qui a su depuis vingt
ans nous donner la joie de pêcher dans cette rivière
magique.
Je sais que bien sur je pourrais vous raconter les fabuleux
coups du soir, les éclosions de mouches de mai, sur
les gravières de Soteska, les ombres du parcours
« Trophy », et jardin secret entre tous,
la Radovna qui reste pour moi, même après plus
de 20 ans de voyages au bout du monde la plus belle des
rivières de moyenne montagne.
Rivière privée, réservée au
seul usage du Président Tito, puis gérée
admirablement par l’Institut des Pêches de Ljubliana,
cette rivière a encore été à
la hauteur de sa réputation !
Certes les truites ne sont pas aussi grosses que sur la
Sava, mais qu’elles sont belles, qu’elles sont
jolies, en harmonie avec la nature environnante et je ne
peux m’empêcher de penser que vraiment, quel
dommage que ce soit si loin !
Si le cœur vous en dit n’hésitez pas à
m’en parler, je vous y amène quand vous voulez.
Cette année, nous retournerons encore là bas,
pour ne pas oublier que c’est possible, que ça
existe encore, une rivière, où après
le coup du soir en remontant , vers la voiture, au milieu
de la forêt, les lucioles vous entourent et vous emmènent
au bout de votre rêve...
Gilbert Meridjen
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