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Pêcher c'est rêver les yeux ouverts ...
Loin d'être un puit de science, cette section permettra à chacun de mettre une explication sur des noms d'insectes assez obscurs, surtout au début de notre apprentissage lorsque l'on s'éveille à la pêche à la mouche et suite aux différents ouvrages et revues que l'on peut lire.

Quoi de plus frustrant en effet, lorsque l'on a passé les craintes de l'apprentissage de la pêche à la mouche, que de se retrouver devant les arcanes de l'entomologie...
Que nos études sont lointaines et pas forcément "poussées" pour tous, quelquefois plutôt "tirées"...

Ces quelques pages seront donc là pour vous aider, si vous le souhaitez, à mieux comprendre une entomologie simplifiée appliquée à la pêche à la mouche.
A mieux comprendre, mais également à mieux transmettre et à mieux protéger ces insectes qui sont des éléments indispensables et précieux de notre environnement.
A un tel point, que des nombreuses études attestent et tentent de mettre en oeuvre des programmes de prévention des évolutions néfastes de notre société, grâce aux insectes, véritables "bio-indicateurs" de l'état de santé d'un biotope donné.

Cette rubrique deviendra ou tentera, en quelque sorte, une vulgarisation de l'entomologie qui nous intéresse, sans en faire une élévation aussi haute que le vol de certains insectes, mais intéressante et spécialement dans le domaine qui nous concerne : notre passion commune de la pêche à la ... mouche !


Par quel bout commencer ?
Pêcher c'est rêver les yeux ouverts ...
C'est en effet, la première question que l'on peut se poser, tant le domaine est vaste et infini !

Les insectes sont les animaux les plus nombreux sur Terre, ils représentent 80% des espèces animales existantes.

Pour s'y retrouver, de nombreux biologistes, chercheurs et savants de tous temps et toutes les époques se sont attelés à la tâche, classant, cherchant, et émettant des hypothèses ou publiant les résultats de leurs travaux.

Au final, il existe aujourd'hui plusieurs classifications, mais parmi celles-ci, se dégagent deux classifications du monde vivant :

- La classification de Carl Von Linné, naturaliste Suédois (1707-1778), appellé couramment classification Linné, considéré actuellement comme obsolète, mais toujours de référence dans beaucoup d'ouvrages contemporains, et même dans le cadre d'études en biologie.
Cette classification est basée sur des caractères morphologiques observables.

- Et la classification phylogénétique récemment apparue a été initiée par Willi Hennig, biologiste Allemand (1913-1976).
Cette classification est basée sur les caractères génétiques des espèces.

La communauté scientifique s'accorde à penser que ces classifications sont complémentaires et l'usage des deux est couramment pratiqués.


Revenons à nos mouches...
Pêcher c'est rêver les yeux ouverts ...
Pour revenir à ce qui nous intéresse ici, de façon plus simple et abordable, nous citerons les éléments de la classification Linné que nous utiliserons dans le cadre de la pratique de la pêche à la mouche.

La classification classique des êtres vivants se découpe en 5 règnes, celui qui nous intéresse est le règne animal, puis l'embranchement des arthropodes (animaux invertébrés).
Les arthropodes se divisent en deux sous-embranchement : les Chelicerates (arachnidés et mérostomes) et les Antennates.
Le sous-embranchement des Antennates comportent 3 classes : les Crustacés, les Myriapodes et les Insectes (Ouf ! On y arrive enfin !)

Les insectes se divisent en deux sous-classes : les Aptérygotes (absence d'ailes) et les Ptérygotes (présence d'ailes).

Nous nous intéresserons en partie et essentiellement aux Ptérygotes qui se classent en deux catégories distinctes au regard de la métamorphose : les Holométaboles (métamorphose complète) et les Hémimétaboles (métamorphose incomplète).


Un universPêcher c'est rêver les yeux ouverts ...

Les milieux aquatiques constituent des habitats connus pour leur fragilité, sensibles aux altérations provoquées par les activités humaines, parfois de façon irréversible. Il est donc tout naturel que ces milieux aient attiré l'attention des naturalistes et que des mesures de protection aient été proposées pour assurer leur conservation. Les études qui accompagnent les mesures conservatoires, ou les études de l'impact des nuisances, prennent le plus souvent en compte les vertébrés hôtes des zones humides : oiseaux, mammifères, poissons, batraciens, parfois des plantes, mais beaucoup trop rarement des populations d'invertébrés.

Cette lacune évidente dans les études faunistiques des milieux aquatiques est la conséquence de la difficulté réelle de l'étude des insectes, de l'insuffisance de formation adéquate des naturalistes, surtout professionnels, et de la méconnaissance générale du rôle des insectes dans la biosphère.

Cependant, des textes réglementaires récents, tels que la Directive européenne sur les habitats, prennent en compte certains insectes aquatiques. Des mesures de protection et de gestion efficaces pour leur préservation doivent être prises. Il est donc utile d'informer du rôle et de l'importance des insectes aquatiques dans leur environnement, en mettant l'accent sur leurs adaptations biologiques et morphologiques à la vie dans les eaux douces, leurs préférences en matière d'habitat, leur rôle d'indicateur de la qualité d'un milieu, leurs interactions avec l'homme... Il est également nécessaire de fournir les informations indispensables concernant les protections réglementaires actuellement en vigueur en France.

Les insectes constituent le groupe animal le plus important et le plus diversifié de la planète, alors qu'il est également l'un des plus mal connus. On estime qu'il existerait sur terre plus d'un million d'espèces d'insectes, alors qu'environ 892 000 espèces seulement ont été décrites. Mais, outre leur importance numérique, l'intérêt des insectes réside dans leur remarquable diversité de formes et d'adaptations qui leur ont permis de coloniser l'ensemble du globe dans pratiquement tous les biotopes, à l'exception des océans.

Parmi les biotopes colonisés par les insectes, on ne peut ignorer le monde des eaux douces, aussi bien courantes que stagnent entre. Il est vrai que moins de 3% des espèces d'insectes vivent dans les milieux aquatiques, mais dans certains biotopes d'eau douce, les insectes peuvent représenter jusqu'à 95% de tous les individus ou de toutes les espèces de macro-invertébrés. Les insectes aquatiques présentent un très large éventail d’adaptations morphologiques, physiologiques et comportementales qui leur permettent d'habiter pratiquement tous les types de milieux aquatiques. On trouve des insectes dans les mares, étangs, ruisseaux et rivières, mais aussi dans des habitats aux conditions de vie plus difficiles, les sources chaudes d'origine volcanique, les mares hyper salines des côtes rocheuses maritimes, les mares temporaires, les cours d'eau provisoire, les lacs salés, ainsi que les eaux interstitielles et celles des cavités souterraines.

Au niveau mondial, pas moins de treize ordres d'insectes sont représentés dans les eaux, mais cinq seulement possèdent des espèces exclusivement aquatiques. Les modes de vie des insectes aquatiques sont extrêmement variés. Certains passent toute leur vie au contact de l'eau, comme les Coléoptères Gyridinae, la plupart étant aquatiques à l'état larvaire mais terrestres et capables de voler à l'état adulte, comme les Libellules ou les Moustiques.
Les habitudes alimentaires sont des plus diverses. Certains consomment les bactéries et les petites particules en suspension dans l'eau, comme les larves de moustiques, d'autres mangent les végétaux aquatiques, comme les Coléoptères et hydrophilidae. D’autres, enfin, sont carnassiers, se nourrissant de proies vivantes, comme les larves des Libellules ou les Dysticidae

Les insectes aquatiques ont de nombreux ennemis et ils sont consommés par divers poissons carnassiers, tels que les truites, qui peuvent se nourrir aux dépens des insectes entraînés par le courant dans les rivières. Ils sont parfois consommés par des oiseaux, comme les hérons, le canard et même la chouette chevêche.

Enfin, il arrive que l'homme fasse usage des insectes aquatiques dans certaines activités.
La pêche à la mouche avec des appâts vivants emploie des phryganes adultes. D'autres insectes aquatiques nuisent à l'homme et aux animaux en transmettant des maladies. C'est le cas des Anophèles, moustiques qui transmettent un hématozoaire responsable du paludisme dans les régions tropicales, ou des Aedes, vecteur du virus de la fièvre jaune et autres arboviroses. Quelques espèces de Culicoïdes, minuscules moucherons piqueurs qui ont des représentants en France, ont une piqûre douloureuse et ils peuvent assaillir l'homme où les animaux domestiques, limitant le tourisme ou l'élevage.


ENTOMOLOGIE SIMPLIFIÉE appliquée à la pêche à la mouche Pêcher c'est rêver les yeux ouverts ...
Après tous ces bavardages, passons aux choses sérieuses, allons voir ensembles à quoi ressemblent nos chères petites bêbêtes, si minutieusement imitées à tous leurs stades : larvaire, sub-imago, imago et insecte mort (spent).

   
   
   
Demoiselle
Sauterelle
   
Plécoptère
Sedge


Sources et Contributions

Gilbert MERIDJEN
François DIAZ

Cédric NOLIN
Le site encyclopédique libre Wikipédia

 
 
   
 
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